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Enrique Ramirez

La nature des choses

La nature des choses

Exposition visible jour et nuit du 6 février au 2 mai 2021  
4 rue des Prêtres-Saint-Séverin, Paris 5e. M° Cluny-la-Sorbonne, Saint-Michel.

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Le point de vue de la commissaire

Depuis toujours, Enrique Ramírez entretient une relation forte à la nature et plus particulièrement au monde de la mer. Cela se traduit dans ses œuvres par la présence d’éléments comme des voiles, des rames, le bruit des vagues, ou des films tournés sur l’eau, dans l’eau, etc. Ses réalisations portent l’empreinte du sensible, de la poésie mais peuvent aussi se faire l’écho de questions politiques. Ainsi dans certaines vidéos, il interroge les trop nombreuses disparitions des opposants, pendant la dictature du Général Pinochet, dont les corps étaient jetés dans les fleuves ou l’océan. A la mémoire du peuple chilien se mêlent souvent les souvenirs plus personnels de l’artiste.

La sculpture en néon bleue présentée à la Galerie Saint-Séverin donne à lire une phrase qui incite à la méditation au-delà de sa simple acception :

« Pour faire un jardin, il faut un morceau de terre et l’éternité. » 

Traduite en espagnol, cette citation de Gilles Clément fait écho à la théorie du “jardin planétaire” (ou jardin en mouvement ) que l’architecte paysagiste a développée en réponse à la globalisation, en proposant la “planétarisation” de la terre comme lieu de vie.
Cette maxime résonne pour nous comme le programme de toute une vie. Elle semble aussi apporter un peu d’optimisme en invoquant la nécessité d’un temps long. Par la mise en matière-lumière opérée par Enrique Ramírez, elle semble indiquer la voie tout en se réfléchissant dans les noirceurs du sol de la vitrine.
A son propos, Enrique Ramírez évoque l’instabilité du monde et rappelle l’importance d’écouter la nature, et de comprendre la manière dont elle est capable de supporter le vent, le poids de la vie. « Elle ne fait pas seulement penser à la terre, mais aussi à la façon dont les choses sont construites et dont nous les regardons », commente l’artiste.Odile Burluraux

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